À la traîne durant toute la finale, il a profité du chaos pour décrocher une médaille d'or inespérée !

Le 16 février 2002, à Salt Lake City, tout semble joué. Une finale de short-track, quatre favoris devant, un Australien loin derrière. Puis, tout bascule. Hello, c’est Camille du Média Positif. Chaque semaine, je te raconte des histoires qui prouvent que tout n’est pas foutu. Aujourd’hui, je te raconte cinq moments forts des Jeux d’hiver.

Tout n'est pas foutu !
3 min ⋅ 20/02/2026

Quand on pense aux Jeux olympiques, on pense d’abord à cette compétition estival, où d’une minute à l’autre, on peut passer de la mythique finale du 100 mètres à une simple épreuve de kayak. Il y a deux ans, les Jeux de Paris nous rendaient amoureux du sport et nous réconciliaient avec les valeurs de l’olympisme. Mais les Jeux olympiques, c’est aussi l’hiver. Et cette année, ils ont lieu à Milano-Cortina. Mais dans les précédentes éditions, des moments forts ont fait le tour du monde et marqué la planète entière.


Steven Bradbury – Gagner quand tout le monde tombe

On est en finale du 1000 m short-track aux Jeux olympiques de Jeux olympiques d'hiver de 2002. Devant, les meilleurs patineurs du monde. Derrière, Steven Bradbury.

Lui, il revient de loin. D’une lame qui lui a ouvert la cuisse jusqu’à l’os. D’un accident à l’entraînement qui lui a brisé les vertèbres. Des mois d’hôpital, des années de rééducation. Beaucoup pensent déjà qu’il a eu de la chance d’être là.

En finale, il reste en retrait. Stratégie prudente. Et dans le dernier virage, les quatre patineurs devant lui chutent. Tous. Il les évite, passe la ligne… et devient champion olympique.

Certains parleront de hasard. Mais le hasard ne suffit pas à expliquer dix ans d’acharnement pour être encore sur la glace ce jour-là. Parfois, tenir assez longtemps pour voir les autres tomber, c’est déjà une victoire.

Découvre ici l’histoire complète de Steven Bradbury


Équipe de Jamaïque de bobsleigh – Du soleil à la glace, envers et contre tous

Quand l’improbable devient inoubliable. En 1988, une équipe venue des Caraïbes débarque aux Jeux olympiques d'hiver de 1988. Une équipe jamaïcaine… en bobsleigh.

Au début, on rit. Comment des sprinteurs habitués à la chaleur pourraient-ils rivaliser sur la glace ? Les moyens sont limités, l’expérience quasi inexistante. Mais ils s’entraînent sans relâche, apprennent à piloter un bob à des vitesses folles, encaissent les regards sceptiques.

extrait du film Rasta Rockettextrait du film Rasta Rockett

Ils ne gagnent pas de médaille. Mais ils gagnent le respect du monde entier. Leur aventure inspirera même le film Rasta Rockett.

Ce qu’ils ont prouvé ? Que la légitimité ne dépend pas d’où l’on vient, mais de la détermination qu’on met à être là.


Eddie the Eagle – Le dernier devenu héros

Aux Jeux olympiques d'hiver de 1988, un sauteur à ski britannique attire tous les regards. Pas pour ses records. Mais parce qu’il termine dernier.

Michael Edwards, surnommé Eddie the Eagle, n’a ni les moyens ni la technique des grandes nations. Il finance lui-même ses entraînements, enchaîne les petits boulots, s’entraîne dans des conditions précaires.

Il finit loin derrière. Mais à chaque saut, le public l’acclame. Parce qu’il incarne quelque chose de plus grand que le classement : le courage de poursuivre un rêve que tout le monde juge irréaliste.

Il ne gagne pas de médaille. Il gagne le cœur des spectateurs. Et parfois, c’est tout aussi puissant.

Découvre ici l’histoire inspirante de Eddie the Eagle


Surya Bonaly – Le salto de la liberté

On est aux Jeux olympiques d'hiver de 1998. Sur la glace, Surya Bonaly tente un geste que personne n’ose : un salto arrière réceptionné sur un pied.

Un mouvement spectaculaire. Interdit par le règlement. Elle sait qu’elle ne sera pas récompensée. Mais elle le fait quand même.

Depuis des années, Surya dérange. Son style, sa puissance, son audace bousculent les standards du patinage artistique. Les juges sont parfois sévères, les critiques nombreuses.

Ce soir-là, son saut devient un symbole. Celui d’une athlète qui refuse de rentrer dans une case. Qui préfère marquer l’histoire que cocher les bonnes cases d’un barème.


Sotchi 2014, trois Bleus, un frisson

Le jour où tout un podium a parlé français. Impossible de faire un top 5 sans mettre en avant nos athlètes tricolores. À Sotchi en 2014, en ski cross masculin, la finale s’élance. La discipline est spectaculaire, imprévisible, brutale parfois.

Ce jour-là, trois Français sont au départ. Peu imaginent un triplé. Et pourtant.

Jean-Frédéric Chapuis franchit la ligne en premier, devant Arnaud Bovolenta et Jonathan Midol.

Un podium 100 % français. Historique. Dans une discipline où tout peut basculer en une bosse ou un virage.

Ce jour-là, ce n’est pas seulement une médaille d’or. C’est la preuve qu’un collectif soudé peut transformer une opportunité en moment éternel.


Ces cinq histoires n’ont pas en commun le nombre de médailles. Certaines n’en ont même pas. Mais elles parlent toutes de la même chose : persévérer quand on doute de vous. Continuer quand le monde rit. Oser quand les règles semblent déjà écrites.

Merci de m’avoir suivie dans cette analyse des Jeux olympiques d’hiver. Je te donne rendez-vous la semaine prochaine pour découvrir ensemble d’autres histoires inspirantes. En attendant, n’hésite pas à nous suivre sur nos différents réseaux : InstagramFacebookYouTubeLinkedInTikTok et Snapchat. Et retrouve également nos articles sur notre site internet !

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Tout n'est pas foutu !

Par Le Média Positif

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